Voici un texte que j'avais promis à un ami de mettre sur mon blog. Donc voilà une petite dédicace au passage avec ce dessin à son honneur^^ ;)
Merci beaucoup d'avoir été honnête et de me soutenir...Merci
Confession d'un addict.
Marseille, 23 août 2004, 16h.
Le plus ardu quand on commence une histoire est de choisir l'ordre dans lequel on va procéder.
Plongé dans mon trip, j'ai eu comme l'impression d'entendre des voix, des pleurs qui me résonnaient dans la tête. Quand je suis arrivé dans le salon, j'ai vu mes parents en larmes devant la porte d'entrée, ils étaient tout deux vêtus de noir. Maya les a rejoints, je les ais appelés, leurs demandant ce qu'il se passait, mais aucune réponse de leurs parts. Je me suis demandé si j'étais en train de délirer ou est-ce que c'était bien la réalité. Peu importe. Je voulais comprendre. Je les ais rejoints dans la voiture, toujours pris dans mon trip, j'ai décidé de les prendre à leur propre jeu et de ne pas leur adresser la parole du trajet. La voiture s'est arrêtée. Nous sommes sortis, et j'ai vu que nous étions dans un cimetière. Tout m'est venu à l'esprit. Il y avait quelqu'un de décéder. Mais alors qui est-ce ? Le connaissais-je ? Toute ma famille était présente ainsi que des amis que j'avais perdu de vu quand j'ai commencé à me droguer. Vu mon état, j'ai préféré me mettre à l'écart en allant m'asseoir sur un banc pour ne pas avoir à subir leurs regards et leurs reproches. Quelques temps après, vu que mes proches revenaient peu à peu vers les voitures, j'ai décidé de m'approcher lentement de cette tombe pour voir de qui il s'agissait. Il y avait écrit :
« A notre fils bien aimé Zachary »
...Impossible. Je ne suis pas mort. Je vais me réveiller, bientôt ce sera la fin de ce cauchemar, je vais pouvoir à nouveau resserrer dans mes bras ma femme, lui dire que je l'aime. Peut-être suis-je en train de rêver, peut-être suis-je sous l'emprise de la drogue. Peut-être que je suis tout simplement mort. D'effroyables peurs me montèrent. Ma montre me prêterait-elle ses aiguilles pour pouvoir recoudre le temps que ce monde me fait perdre ?
Marseille, 23 août 2004.
Il est cinq heures. Je me lève de mon lit et marche en direction de la salle de bain. Cette fois encore ces douleurs ont eu raison de mon sommeil, puisque mon passé me rattrape à chaque descente. Arrivé dans la salle de bain, je tente d'attraper ma dépendance, je suis le seul à en connaître la cachette. Mes muscles se sont atrophiés, j'ai du mal à la saisir mais quand j'y parviens j'en ai le souffle coupé. Ça y'est. Elle est en moi, je lui appartiens. Je me sens si bien que je voudrais que cela ne cesse jamais. Tel une mère, elle me rassure et me tient chaud. Je sais que j'ai fait la promesse à ma femme, Maya, de ne plus jamais recommencer, il y a de ça un an quand on s'est rencontrés. C'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. Je me souviens de notre rencontre comme si c'était hier. Elle m'a libéré de ma dépendance, dû moins provisoirement. Elle m'a vu descendre tellement bas mais son amour pour moi était si fort qu'elle a tout fait pour me redonner goût à la vie. Elle a luté à mes côtés contre cette mère adoptive, cette dépendance. Pourquoi n'ai-je pas rencontré plus tôt ma femme Maya ? Elle est la corde qui me tient quand je perds de l'altitude. Elle est dure et tendre à la fois, je l'aime autant que je l'a déteste car à chaque fois que ma mère m'appelle, je vois le visage de Maya, me suppliant de ne pas lâcher prise. Pourtant je n'y parviens plus. Je suis sous son emprise. J'ai recommencé, j'ai trahi cette promesse. Maya m'en veut tellement, elle ne sait plus quoi faire pour me venir en aide. Elle ne cesse de me répéter que cette fois je ne pourrais pas tenir. Je ne veux pas la perdre. Ce matin en me levant et en prenant ma dose j'ai décidé que j'allais allé voir un médecin. Dés que Maya sera levée, j'irais lui annoncer la nouvelle. Les heures passent, je tourne en rond, il est sept heures, Maya se lève. Pas un mot, pas un regard. Elle doit m'en vouloir. Je décide alors d'aller lui préparer son petit déjeuner pendant qu'elle prend sa douche. Mes mains tremblaient, la descente se préparait. Je commençais à suer, mais peu importe, je ne veux pas perdre ma femme. Quand elle est arrivée dans la cuisine, elle continuait à m'ignorer. Elle n'a même pas regardé le petit déjeuner que je lui ai préparé. Pour éviter tout conflits, je me suis assis et j'ai mangé ce que je lui avais préparé. Elle s'est fait un simple café et s'est assise en face de moi, toujours sans échanger ne serait-ce qu'un regard à mon égard. Je pris alors la parole pour lui annoncer ma décision :
«- Je sais que tu m'en veux et j'en suis vraiment désolé. Mais tu sais, j'ai décidé que tout cela devait cesser. C'est pourquoi je,...
-Pourquoi m'as-tu laissé Zach ?
-Mais je suis là, je t'aime, jamais je ne te laisserais tomber, je t'en prie regarde-moi, sèches tes larmes, ne me laisse pas tomber, tu es la seule personne qui me donne une raison de me battre. Pourquoi ne me réponds-tu pas ! »
Nous n'en sommes pourtant pas à notre première dispute et je n'ai pa le souvenir que l'une d'entre elles ce soit passé comme celle-ci. Son comportement m'inquiète, j'ai l'impression que quelque chose s'est passée mais je n'en ai pas le souvenir. Elle ne me regarde pas, ne m'écoute pas, regarde dans le vide en pleurant totalement désemparée. Je lui pris alors la main tendrement afin de la réconforter du mieu que je pouvais. Elle s'est arrêtée de pleurer, son corps s'est mis à trembler. J'ai voulu la prendre dans mes bras mais elle s'est levée d'un coup, paniquée, sa respiration s'est accélérée, elle regardait partout autour d'elle.
« - Je n'en peux plus ! Pourquoi m'as-tu quitté ! Je t'aimais ! Il faut que je quitte cette maison. Tout ici me rappel toi, ton odeur dans les draps, tes affaires. C'est trop dur. »
Pourquoi prétend-elle que je l'ai quitté alors que je suis en face d'elle en train de lui crier mon amour. Je commençais à paniquer. Je ne sais plus où j'en suis, je me sens mal, mon c½ur s'emballe, je n'ai que quelques pas à faire pour tout oublier, pour ne plus souffrir. Que quelques pas pour accéder à la salle de bain et à ma dépendance. Cela vaut-il le coup, la facilité le vaut-elle ? A quoi bon se battre quand ma seule raison de vivre est la femme qui ne m'adresse aucunes paroles, aucuns regards ? A quoi bon se battre pour un amour perdu ? Je choisis la facilité. Mon passé me rattrapera à chaque fois. Cette dépendance m'a accueilli. Je suis issu d'une famille détruite. J'ai pris cette dépendance comme mère pour avoir une famille, des frères, des s½urs. On devaient lui prouvaient qu'on lui étaient dignes et à chaque prises un peu plus jusqu'à ne plus pouvoir faire demi-tour. La plupart de mes frères et s½urs sont tombés en même tant que la nuit, mais moi je continue à la défier. Dans mes veines coule son venin et ses vices. Je dois lui rester fidèle. Elle m'offre des sensations de plus en plus forte, j'en redemande sans cesse... ça y'est, c'est fait... Malgré ma soif de vivre, les gouttes de ma gourde d'espoir c'est épuisé. Elle et moi nous ne faisons plus qu'un.
Marseille, 23 août 2004, 16h
A la vue de ma tombe, je suis rempli de douleurs, mes faiblesses ont laissé place à la tristesse, je baisse mes armes pour y laisser coulé mes larmes. Je n'ai su que retombé, j'espère que je vais bientôt me réveillé et retrouver une vie meilleure où je connaîtrais le mot vivre et pas le mot survivre.
Vivre ou survire...
Un mot est un mot, il s'agissait d'être exact.